Recherches sur la BD 1997) Festival d’Angoulême / Presse

En 1997, "Les Echos" se penche sur l'exception du Festival d'Angoulême.
"Si les éditeurs acceptent de consentir pour Angoulême des efforts financiers qu'ils refusent aux autres, c'est parce que ce festival occupe une place unique dans la vie du secteur éditorial. Outre sa fréquentation sans égale, il fournit " l'occasion d'un coup de phare médiatique sur un genre littéraire qui est moins dans l'air du temps qu'il y a vingt ans ", explique Claude de Saint Vincent. Enfin, il s'agit d'un vrai Salon éditorial qui " réveille chaque année le métier et permet d'en prendre la température ", analyse Claude Moliterni, auteur d'ouvrages de référence sur la BD et cofondateur d'Angoulême et de nombreuses autres manifestations. Le rayonnement de ce rassemblement professionnel est même international, puisqu'un petit Salon de droits se tient en parallèle et attire des éditeurs du monde entier. "
(...)
"Malgré tous ces atouts, Angoulême ne fait pas l'unanimité dans la profession. Dupuis, le plus gros éditeur du secteur, qui s'en était déjà retiré à la charnière des années 80.90, le boycotte de nouveau depuis deux ans. " Nous nous sommes rendu compte que nous n'y trouvions pas ce que nous cherchons: la rencontre avec le public jeune et populaire qui lit nos séries d'humour ", explique Christian Romain, directeur du marketing et de la communication de Dupuis France, qui préfère participer au Salon du livre de jeunesse de Montreuil. L'absence de Dupuis est la traduction la plus visible d'une critique d' " intellectualisme " souvent formulée par d'autres éditeurs à l'encontre d'Angoulême. Car l'enthousiasme des fans et l'engouement des municipalités pour les grands-messes de la bande dessinée est une chose: pour les éditeurs, la finalité de ces dernières doit demeurer avant tout de vendre des piles d'albums."

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