2015) 4 avril - Recherches sur la BD - Eric Losfeld
Je passe d'un livre à l'autre pour des raisons d'emprunt à la
bibliothèque et je suis cette fois dans la bio de l'éditeur Eric Losfeld
à qui l'on doit Barbarella de JC Forest et le premier Lone Sloane de
Philippe Druillet.
Il faut reconnaître une forte volonté de devenir éditeur à Losfeld. Ainsi, pour pouvoir éditer son premier livre, comme la photocopie était alors à ses début et trop chère, il va aller à la Bibliothèque Nationale et recopier à la main sur des calepins le texte qui allait être ensuite composé et imprimé par ses soins. Il n’était pas le seul des éditeurs fauchés à procéder ainsi, mais cela montre une certaine force de caractère. Il lance donc les Éditions Arcanes, en référence à “Arcane 17” d’André Breton.
“J’avais un programme fort ambitieux, une liste de cent titres, à raison d’un par mois. (...) mon premier livre fut les oeuvres choisies de Xavier FORNERET.”
“Pour obtenir du crédit de l’imprimeur, je dus faire appel, outre à Breton (André Breton, auteur d’une préface), qui ne représentait pas à cette époque une valeur marchande, à un deuxième préfacier, un personnage officiel, extrêmement respectable, qui pouvait cautionner moralement la confiance de l’imprimeur. L’argent rentrant difficilement, je dus pour me libérer de ma première créance devenir le représentant à Paris dudit imprimeur, qui habitait Besançon.”
Ses débuts restent vraiment difficiles :
“Je vivais dans la misère. Nous déjeunions souvent d’une seule baguette de pain.
(...) Comme FORNERET n’a jamais figuré sur une liste des ouvrages les plus réclamés, j’avais imaginé un petit stratagème pour en renforcer la vente.
J’entrais dans une librairie et demandais les oeuvre choisies de FORNERET, “récemment parues” aux Éditions Arcanes. Bien sûr le libraire ne les possédait pas, mais me proposait de le faire rentrer, moyennant le versement d’arrhes. Je précisais que l’ouvrage était bon marché, et je donnais cent francs (2,40 euros). Le libraire faisait prendre le livre chez moi ou chez un grossiste. Un livre coûtant 600 francs (14,38 euros), une fois déduite la remise du libraire et les cent francs que j’avais versé, me rapportait encore 300 francs (7,19 euro).”
http://www.babelio.com/livres/Losfeld-Endette-comme-une-mule-ou-la-passion-dediter/5032
Il faut reconnaître une forte volonté de devenir éditeur à Losfeld. Ainsi, pour pouvoir éditer son premier livre, comme la photocopie était alors à ses début et trop chère, il va aller à la Bibliothèque Nationale et recopier à la main sur des calepins le texte qui allait être ensuite composé et imprimé par ses soins. Il n’était pas le seul des éditeurs fauchés à procéder ainsi, mais cela montre une certaine force de caractère. Il lance donc les Éditions Arcanes, en référence à “Arcane 17” d’André Breton.
“J’avais un programme fort ambitieux, une liste de cent titres, à raison d’un par mois. (...) mon premier livre fut les oeuvres choisies de Xavier FORNERET.”
“Pour obtenir du crédit de l’imprimeur, je dus faire appel, outre à Breton (André Breton, auteur d’une préface), qui ne représentait pas à cette époque une valeur marchande, à un deuxième préfacier, un personnage officiel, extrêmement respectable, qui pouvait cautionner moralement la confiance de l’imprimeur. L’argent rentrant difficilement, je dus pour me libérer de ma première créance devenir le représentant à Paris dudit imprimeur, qui habitait Besançon.”
Ses débuts restent vraiment difficiles :
“Je vivais dans la misère. Nous déjeunions souvent d’une seule baguette de pain.
(...) Comme FORNERET n’a jamais figuré sur une liste des ouvrages les plus réclamés, j’avais imaginé un petit stratagème pour en renforcer la vente.
J’entrais dans une librairie et demandais les oeuvre choisies de FORNERET, “récemment parues” aux Éditions Arcanes. Bien sûr le libraire ne les possédait pas, mais me proposait de le faire rentrer, moyennant le versement d’arrhes. Je précisais que l’ouvrage était bon marché, et je donnais cent francs (2,40 euros). Le libraire faisait prendre le livre chez moi ou chez un grossiste. Un livre coûtant 600 francs (14,38 euros), une fois déduite la remise du libraire et les cent francs que j’avais versé, me rapportait encore 300 francs (7,19 euro).”
http://www.babelio.com/livres/Losfeld-Endette-comme-une-mule-ou-la-passion-dediter/5032

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